La Fondation de la Miséricorde

La Fondation Hospitalière de la Miséricorde est un établissement privé d’intérêt collectif, il fonctionne comme une association. Il n’y a ni actionnaire ni dépassement d’honoraire pour nos patients. Nous portons une attention particulière à conserver les valeurs humaines qui caractérisent notre structure.

Située sur 4 sites Caen, Hérouville Saint Clair, Cormelles le Royal, et Verson, la Fondation, résolument tournée vers l’avenir, s’ajuste en permanence dans la prise en charge des patients, en offrant une réponse adaptée aux besoins de la population.

La qualité de soins et d’accompagnement de la personne accueillie est notre objectif. Toutes les équipes (médicales, soignantes, médico-technique, techniques et administratives) se mobilisent autour des enjeux suivants :

  • la qualité des soins

  • l’hygiène et la sécurité afin de prévenir les risques infectieux

  • l’accueil et l’information du patient pour garantir le respect de ses droits

  • les prestations hôtelières de qualité

La Fondation de la Miséricorde a d’ailleurs obtenu en 2010 et 2013 les certifications de la Haute Autorité de Santé attestant d’une gestion rigoureuse de sa politique qualité et de maîtrise des risques.

Soucieuse de maintenir un dialogue avec les patients, nous lisons avec attention les courriers qui nous sont adressés et prenons soin d’y apporter une réponse. Cela nous permet d’améliorer nos prestations par une réflexion interne.

Un peu d’histoire…

Fondée au milieu de XIXe siècle par la volonté de l’abbé Beaussuire, vicaire à Caen, appuyé par l’évêque de Bayeux, la Congrégation des soeurs gardes-malades dites « soeurs de la Miséricorde » s’installe en 1843 dans la rue des Carmélites à Caen. Très vite, leur réputation de dévouement (elles allaient alors chez les malades) les amène à s’implanter sur de nombreuses localités du diocèse.

Les religieuses se montrent particulièrement courageuses lors des dernières épidémies de choléra de 1866 et de 1873. Présentes à Bois-Halbout, à Pont l’Evêque, à Orbec, à Amayé, les soeurs de la Miséricorde font vraiment parties du paysage charitable et humaniste du Calvados. Leur bandeau blanc et leur voile noir sont connus de tous.

En 1865, elles ont déménagé vers la rue des Carmes, où elles resteront jusqu’en 1944.

Dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, surviennent les bombardements et quelques heures suffisent à détruire ce qui avait été édifié en huit décennies. Tandis que les religieuses sont sur tous les fronts et se dévouent sans relâche aux innombrables blessés, leurs propres bâtiments sont anéantis. La clinique s’effondre, ensevelissant sous ses décombres malades, religieuses, infirmières, réfugiés.

Réimplantées à l’Hôtel-Dieu de Caen, dans les locaux cédés par les religieuses Augustines, les soeurs de la Miséricorde se remettent immédiatement à l’ouvrage. Outre leur établissement de Caen, elles dirigent leur domaine de Bétharram à Hérouville, les hôpitaux d’Orbec et de Falaise, la maison des vieux prêtres retraités à Amayé, et l’Hospice de Cesny-Bois-Halbout.

En 1987, le nombre de Religieuses ayant beaucoup décru, la Communauté prend une grande décision : transférer ses activités à une Fondation hospitalière à but non lucratif.

Désormais, la Miséricorde n’a plus de connotation religieuse, même si elle entend rester fidèle à l’idéal de dévouement humaniste qui a été celui des Soeurs pendant un siècle et demi.

Rédigé par Roger JOUET, Président du Conseil d’Administration.